140 – Porcelaine
Du cœur de porcelaine Fracassé Recoller les morceaux Mettre sous verre A l’abri Ne laisser s’approcher Personne Tout nouveau choc serait Le dernier
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Du cœur de porcelaine Fracassé Recoller les morceaux Mettre sous verre A l’abri Ne laisser s’approcher Personne Tout nouveau choc serait Le dernier
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Il n’y a plus de poème Dans la réserve à poésie Quelqu’un aurait tout pris Et disparu La boîte est vide et le silence Se fait Quelqu’un a effacé les mots Qui dessinaient la poésie Ça résonne comme une tombe Qu’on n’aurait pas remplie Comme un caveau sans occupant Comme une salle des fêtes un
Je t’enverrai des nouvellesLorsque le jardin fleuriraAux premières odeurs du lilasDès les boutons de roses Je te dirai le bleu du cielLe chant des tourterellesLes premières cerisesLes fraises et les groseilles Oui, tout refleurira, tu saisTout recommencera Après la guerreAprès la mortAprès le désespoir Echangeons un regardEsquissons un sourireEsquivons l’indicible Vivons
Il y a ce rayon de soleilComme un messageLa journée sera belleEt le même soleilTe réchaufferaQui m’éblouit Il y a ce rayon de soleilEn plein hiverTemps sec et froidTu te couvres pour sortirJe sais tes strassEt leurs reflets Il y a ce rayon de soleilMon ombreS’allonge au soleil rasElle ne me quitte pas
L’arcade sourcilière de l’enfance Et le genou sur le tesson de bouteille En haut du bras longtemps le meuble de cuisine Et les deux petits points des broches dans le doigt Pas grand chose en somme Sur le sommet du crâne peut-être un coup de balai péremptoire Que des bricoles aux douleurs passagères Le corps
133 – Cicatrices Lire la suite »
Tu sais dès le début La fin inéluctable Et si tu y pensais Tu ne profiterais pas Alors tu laisses à l’horizon Ses problèmes d’horizon Et d’ici là tu oublies le futur Qui ne s’est pas encore produit Tu oublies le bout du chemin et tu es tout au voyage Ça virevolte léger léger Ça
132 – Bien vivre Lire la suite »
Sur l’aile du papillon Le pétale de la rose Le miroir de la flaque après l’orage Sur le sable après la vague La braise après la flamme Dans la nappe brumeuse du matin Et le souffle qui embue la vitre Nos rendez-vous s’effacent doucement Les traces disparaissent Et la mémoire seule M’accompagnera
Le poème du soir Juste avant de dormir S’écrit déjà allongé Et ses tous derniers mots Sont ceux Des dernières pensées Choisis parmi la multitude Ils colorent les rêves Et donne à la nuit son goût De miel Je les écris main tremblante Puisés au fond d’un cœur Meurtri Ils contiennent toutes les lettres De