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Poèmes naïfs

76 – De sa personne

En face de toi la morgue et l’assurance De celui qui ne doute pas La suffisance Qui croit avoir raison L’outrecuidance Qui te regarde de haut Et jamais ne s’interroge Ne se remet en question Et prouve par là-même Quoi qu’il dise, fasse ou transpire La petitesse, la bêtise, l’insignifiance De sa personne

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70 – Sérieux

Sont pas un peu sérieux Tes poèmes Se prennent pas pour Plus grands et plus importants qu’ils sont Par hasard Feraient pas mieux de rigoler un peu Entre les larmes Au moins ils pourraient se moquer De tout de toi du reste Sérieux Arrête un peu

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62 – Comme

Comme il y avait un poème qui trainaitTu l’as ramasséTu l’as luTu en as fait une cocotte en papierQui s’est envolée Il ne t’est rien restéQue la mémoireDes mots sur ses ailes et son bec Partis nicherAu creux d’un cœurQue tu voudrais connaître

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49 – Le rayon

Un crocodile, ou un alligator, un pèse-lettre et un pêcheur chinois accompagné d’un singeC’est la liste insensée des objets posésSur le rayon, devant les livres,Sur le rayon de la bibliothèqueComme au supermarché surréalisteLe rayon d’une roue de bicyclette fantaisisteLe rayon d’un soleil facétieuxLe rayon laserLe crayon de couleur qui nous fait l’arc-en-cielEt les pages des

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48 – Les cheveux blancs

Je n’ai pas écrit tes premiers cheveux blancs un peu plus raides que les autresJe ne les écrirai pasTes cheveux blancs qui prendront toute la place un jourEt tu seras vieilleEt je serai mort peut-êtreOu tellement loin que pour toujours je te verrai comme tu es aujourd’huiExactement telle quelle et n’ayant pas changéParce que je

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45 – La source

Je donnerai ton nom au buisson de ronciers où je ferai mon lit pour qu’à la saison des fruits, tu te gorges des mûres sucrées que j’aurai soigneusement protégées. Je donnerai ton nom aux oiseaux que tu entendras chanter, aux abeilles qui bruisseront dans tes rosiers, aux nuages qui rafraîchiront ton été. Je donnerai ton

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