78 – Journée
Trouver la journée longue Après la page écrite Qui seule Justifie que vingt-quatre heures S’écoulent
Trouver la journée longue Après la page écrite Qui seule Justifie que vingt-quatre heures S’écoulent
Combien de fois Ses jambes se décroisent Et la jupe remonte Et la jupe remonte Volette Combien de fois Il faudrait ne rien voir Du jeu de dupes Du peu de jupe Plissée Ses jambes se recroisent Décroisent Et sans y croire Plisser Les yeux
77 – Combien de fois Lire la suite »
En face de toi la morgue et l’assurance De celui qui ne doute pas La suffisance Qui croit avoir raison L’outrecuidance Qui te regarde de haut Et jamais ne s’interroge Ne se remet en question Et prouve par là-même Quoi qu’il dise, fasse ou transpire La petitesse, la bêtise, l’insignifiance De sa personne
76 – De sa personne Lire la suite »
Sont pas un peu sérieux Tes poèmes Se prennent pas pour Plus grands et plus importants qu’ils sont Par hasard Feraient pas mieux de rigoler un peu Entre les larmes Au moins ils pourraient se moquer De tout de toi du reste Sérieux Arrête un peu
Pour écrire un poème il faut Aller à la ligne Mais pas toujours Tout jour, tous les jours, jouer tout Parfois le poème n’y va pas A la ligne Et reste en prose En pause, il geste en pause Le poème fait ce qu’il veut C’est même à ça Qu’on le reconnaît Il ne respecte
64 – Poésie, il faut Lire la suite »
Si le poème t’émeut Tu l’aimes Si le poème t’aime C’est mieux
63 – si le poème Lire la suite »
Comme il y avait un poème qui trainaitTu l’as ramasséTu l’as luTu en as fait une cocotte en papierQui s’est envolée Il ne t’est rien restéQue la mémoireDes mots sur ses ailes et son bec Partis nicherAu creux d’un cœurQue tu voudrais connaître
Mon cœur est bleuPresséComme une orangeExsangue Ton cœur fiévreuxStresséPar un étrangeBig bang Nos cœurs heureuxTressésDans un mélangeDe langues
56 – Mon cœur est bleu Lire la suite »
Un crocodile, ou un alligator, un pèse-lettre et un pêcheur chinois accompagné d’un singeC’est la liste insensée des objets posésSur le rayon, devant les livres,Sur le rayon de la bibliothèqueComme au supermarché surréalisteLe rayon d’une roue de bicyclette fantaisisteLe rayon d’un soleil facétieuxLe rayon laserLe crayon de couleur qui nous fait l’arc-en-cielEt les pages des
Je n’ai pas écrit tes premiers cheveux blancs un peu plus raides que les autresJe ne les écrirai pasTes cheveux blancs qui prendront toute la place un jourEt tu seras vieilleEt je serai mort peut-êtreOu tellement loin que pour toujours je te verrai comme tu es aujourd’huiExactement telle quelle et n’ayant pas changéParce que je
48 – Les cheveux blancs Lire la suite »