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Chaque mois, cinq idées pour améliorer votre créativité éditoriale

Carnet d’écriture

Fragments, notes, essais. Ici, c’est un carnet d’écriture. Fiction et littérature.

245 – Broyé

Broyé est le mot qu’il utilisait pour décrire son état. Si, parfois, il usait de synonymes, c’était dans une sorte de réflexe esthétique. Pour éviter les répétions ou trouver une allitération, un rythme. Mais broyé était le mot exact. Dans une forme passive : il avait été broyé par. Il savait que ça ne se

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244 – il arrivait

Il arrivait parfois qu’il tienne plusieurs jours sans crise de larmes ni pensées suicidaires. Il arrivait qu’il se dise qu’il pourrait continuer à vivre sans confiance en personne. Parce qu’avoir confiance en qui, maintenant ? Il arrivait à penser qu’il en avait fini avec les émotions. Ce serait tellement plus simple. Il arrivait qu’au matin

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243 – Du gras

Entre ma peau et moi mettre le plus d’espace C’est éloigner l’extérieur De l’intérieur Qu’il y ait le moins de contact possible De la distance Qu’importe si c’est de l’air Ce n’est pas ça Tu aimerais de l’air entre toi et moi ? Ce n’est pas ça Mais des lipides Du gluant Ce n’est pas

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242 – oranges

Le petit mot laissé sur la porte du frigo N’oublie pas les oranges C’est devenu tout un poème Dans la tête du poète Les oranges deviennent orages De rage voici qu’on range Les ors Les anges Le poète fait ça avec les mots Les découpe z’aux ciseaux Prend les lettres une par une Les presse

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240 – Leg

Ils m’ont légué la défiance et le désespoir Ils ont brisé l’envie et le désir Ils s’en sont lavé les mains et ont repris leur route Comme s’ils ne m’avaient pas craché au visage Comme s’il ne m’avaient pas battu à mort Après m’avoir mis à terre La défiance et le désespoir Ils ont brisé

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239 – Correspondance 5

Correspondance sans correspondante. Lettres en poste restante. Missive to miss. Je ne sais pas si c’est une nouvelle série. Mais je t’écris. Peut-être que tu te reconnaîtras, si tu existes ailleurs que dans ces lettres. Toi, Tu me manques le matin. Tu me manques le soir. Le manque existe d’abord pour les addictions, non ?

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238 – Le précipice

D’un côté la beauté De l’autre la bêtise Et toi les bras ballants Bataillant dans le vide D’un côté la beauté Le charme t’hypnotise De l’autre la bêtise La mouton va bêlant À quoi te raccrocher ? Le précipice avide Happe ton moindre geste Ta chute est sans répit Tes cris restent inaudibles La beauté

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237 – final

J’ai débranché la prise Qui donnait des nouvelles Descellé le tuyau Qui servait de canal Et j’ai rompu les ponts Qui donnaient sur des murs J’ai rasé les tourelles Mis à bas les lampions Arasé les talus Où montaient les vigies Arraché les optiques Qui servaient de jumelles J’ai glissé sous la ouate Et le

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