63 – si le poème
Si le poème t’émeut Tu l’aimes Si le poème t’aime C’est mieux
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Fragments, notes, essais. Ici, c’est un carnet d’écriture. Fiction et littérature.
Si le poème t’émeut Tu l’aimes Si le poème t’aime C’est mieux
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Comme il y avait un poème qui trainaitTu l’as ramasséTu l’as luTu en as fait une cocotte en papierQui s’est envolée Il ne t’est rien restéQue la mémoireDes mots sur ses ailes et son bec Partis nicherAu creux d’un cœurQue tu voudrais connaître
– Ne serait-on pas entrain d’assister à une uniformisation des modes de vie ? Je veux dire : est-ce que tout le monde n’aurait pas tendance à vivre de la même façon ? – Merci, on avait compris, uniformisation… – Oui, pardon. La manie de reformuler les mots de plus de trois syllabes pour être
61 – Reformulation Lire la suite »
Le fleuve charrie à l’automne les cadavres de ceux qui s’y sont jetés vivants. C’est tous les mois, ou presque, un corps coincé entre deux péniches amarrées ou, un méandre plus loin, pris dans la vase des marais, les poumons gorgés d’eau sale, la peau déjà en lambeaux. Le médecin légiste, selon l’état des chairs,
60 – Le fleuve Lire la suite »
La douche, tu le découvres assez vite, est l’endroit idéal pour pleurer, sangloter, chialer. Tu n’as pas à y retenir tes hoquets, tu peux totalement te laisser aller. Les larmes, même abondantes, sont aussitôt dissoutes. Leur sel n’atteint jamais tes lèvres. Les râles sont masqués par les trombes d’eau en cascade. La douleur immédiatement noyée.
59 – Mais ça va Lire la suite »
L’homme connaissait le coefficient des marées, et ça n’aurait pas dû le surprendre. Mais l’eau monte depuis tellement longtemps, tellement lentement, que l’homme a oublié que, quel que soit le rythme, un soir, les vagues dépasseraient la digue. L’homme a regardé la plage petit à petit mangée par l’écume, et il a regretté que les
58 – On l’a entendu Lire la suite »
L’animal blesséS’en va lécher ses plaiesLongtempsAu fond de la forêt L’animal terréSans horizon viséAttendL’occasion d’espérer L’animal muetMaintenant endeuilléAbsentAu ton évaporé L’animal flouéSavamment dépouilléGisantLe long des massacrés Codicille : Encore des vers de mirliton, mais l’exercice permet de travailler le rythme, et puis quoi, de dire deux trois choses en filigrane. Mais qu’importe. Ce qu’on dit,
57 – L’animal blessé Lire la suite »
Mon cœur est bleuPresséComme une orangeExsangue Ton cœur fiévreuxStresséPar un étrangeBig bang Nos cœurs heureuxTressésDans un mélangeDe langues
56 – Mon cœur est bleu Lire la suite »
1. Il y aurait la façon rêvée, littéralement rêvée : couché le soir, impossible à réveiller le matin, visage serein, reposé. Et qu’importe qu’il y ait eu auparavant une alerte, voire une courte hospitalisation. Elle n’aurait pas duré, et l’on aurait emporté avec soi le bon de sortie dûment tamponné. Il s’agirait d’être dans les
55 – 253 façons de mourir Lire la suite »
C’est d’abord sa collègue qui a embrassé le garçon, mais finalement non, il ne lui plaisait pas, ou elle, enfin, ça n’allait pas, alors il s’est tourné vers l’autre, et l’autre a dit non parce que bon, il avait embrassé la collègue, mais c’était elle qui l’intéressait, il avait commis une erreur, il s’en voulait
54 – Embrasser le garçon Lire la suite »