Le nom reste à trouver

A la veille du second confinement de 2020, je détaille ici le projet d’écriture publique qui doit animer mes journées du 30 octobre au 30 novembre, et que chacune et chacun pourra suivre et commenter au jour le jour.

Depuis l’été 2020, j’écris quotidiennement. Chaque matin, j’ajoute quelques lignes, parfois quelques mots, à un texte qui, jour après jour, prend de l’ampleur. C’est une gymnastique, et quelques règles d’écriture. Un seul personnage, qui n’en est pas vraiment un. Des blocs de texte de 2000 à 3000 signes. L’équivalent d’une page à une page et demi de roman. Et une progression dans le temps, de la naissance à la mort du protagoniste. Mais, décrivant ces contraintes très légères, je n’ai rien dit. Ce 29 octobre, j’ai pourtant une masse de texte, l’équivalent de 70 à 100 pages de livre. Le héros rentre dans l’âge adulte.

Le projet « Le nom reste à trouver » va s’inscrire dans le cadre de cette écriture en cours. Un désir d’écriture quotidienne née pendant le premier confinement de 2020, avec les textes de ce que j’appelais alors « le carnet de confinement », qu’on peut lire ici. J’avais le sentiment d’y avoir trouvé un rythme et un ton. Est-ec que ce rythme et ce ton peuvent être tenus sur une longueur plus ambitieuse, celle correspondant à un livre ? C’est le sens du projet en cours. Je n’ai pas encore la réponse.

Bref, à partir de vendredi 30 octobre, je vais poursuivre mon exercice d’écriture quotidien. Mais autrement. Vous pourrez me voir écrire directement en ligne. Si vous regardez pendant que j’écris, vous verrez les mots s’afficher, si vous arrivez alors que je serai absent, vous verrez la progression du texte depuis votre dernier passage. Et vous pourrez laisser où bon vous semble des commentaires.

Aucune idée de l’interaction qui va se créer, de la façon dont cela va modifier mon écriture, mais je suis très curieux de voir cela. Lors de la rédaction du Carnet du confinement, les commentaires sur les réseaux sociaux m’ont nourri, inspiré, fait changer des choses. Il devrait en être de même ici, sauf évidemment si vous me laissez aussi seul que lorsque j’écris habituellement, ce risque fait partie du processus.

L’écriture quotidienne en public se poursuivra jusqu’à la fin de ce confinement. Normalement le 30 novembre, s’il n’est pas un peu prolongé… Ensuite, nous verrons bien où nous en serons.

Pour suivre l’écriture en ligne, c’est ici.

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