20 septembre – Jean-Charles

Cette histoire de madeleine, ça commence à bien faire. Je n’ai jamais lu Proust, et je ne le lirai sans doute jamais. Les phrases à rallonge, merci : arrivé au bout, je ne sais plus comment ça a commencé. Mais il y a cette histoire de madeleine et qu’on replonge dans nos souvenirs juste avec le goût, ou avec l’odeur infime d’un truc qu’on avait déjà senti avant. Oui, merci. Mais faut-il avoir envie de se souvenir. Il y a plus de choses à oublier, et moi, c’est pleurer comme une madeleine qui me vient en tête. Je ne sais pas pourquoi les madeleines pleurent. Je ne vois pas la logique. C’est dans un autre livre, peut-être. Mais c’est ça : pas envie de me souvenir. Oublier plutôt, pour ne plus pleurer. Madeleine, c’était son prénom, surtout. Pas besoin d’une odeur pour m’en souvenir. Et comme elle m’a laissé en plan. Je préfère les financiers. Au moins, ils me rappellent ma mère, et mon fils, qui adorait ça. Qu’est-ce qu’il a bien pu devenir ?

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