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432 – petite prose

Il y a d’abord une phrase et déjà une opinion sur le texte : son genre, son registre, le contrat de lecture qu’il propose. Chaque mot précise où l’on est, et, plus sûrement encore, où l’on n’est pas. C’est une aventure, la traversée d’un paysage inconnu dont le brouillard se dissipe à chaque verbe. On est donc là ? C’est de cela qu’il est question ? Dans ce cas, on continue de lire. On signe le contrat. On y va. Chaque mot conforte la décision : ça vaut le coup, on reste pour en savoir plus et, bientôt, on sait qu’on restera jusqu’au bout. On aurait tort de s’interrompre et de passer à autre chose puisqu’on a lu tout ça, autant aller au point final. Même si une légère baisse de régime se fait sentir, on veut savoir comment le texte se termine, sur quelle image, sur quelle pirouette, sur quelle morale. Il faut simplement que ce ne soit pas trop long et que l’auteur ait la politesse de clore avant que l’on se lasse.

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