237 – final

J’ai débranché la prise

Qui donnait des nouvelles

Descellé le tuyau

Qui servait de canal

Et j’ai rompu les ponts

Qui donnaient sur des murs

J’ai rasé les tourelles

Mis à bas les lampions

Arasé les talus

Où montaient les vigies

Arraché les optiques

Qui servaient de jumelles

J’ai glissé sous la ouate

Et le polystyrène

J’ai caché dans le noir

Enfoui sous la glaise

Les râles du pendu

Les larmes du noyé

Car ce qu’on ne voit plus

A fini d’exister

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