211 – Aphone

Le poème résonne

Dans le vide

Pas vraiment un écho

– L’écho est déjà une réponse –

À peine une réverbération

Un pleur d’orphelin triste

Un sanglot étouffé

Personne pour le lire

Personne pour l’entendre

Le poème est cri du cœur

Resté en travers de la gorge

Un pauvre cri d’aphone

Englué de coton

Un hurlement sans voix

Le poème s’écrie

En pure perte

Condamnation muette

Bâillonné

Il s’écrit en silence

Tu n’es plus là pour l’entendre

Il se perd

Personne dans sa nuit

Il est seul

Il voudrait pourtant partager avec toi

Un peu de sa joie

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