Tout peut commencer. Posé « il y aurait » sur l’écran, et tout devient possible. Tout sauf le réel. Il y aurait, c’est une porte qui s’ouvre sur une pièce jamais explorée, n’apparaissant sur aucun plan. Une pièce sans limites. Il y aurait cette pièce inconnue et dedans tout ce qu’on veut. Un pays entier. Une galaxie. Un univers. Ou il y aurait un petit lit en bois, du pin, de la taille d’un enfant de cinq ans, et c’est tout. Il y aurait seulement ça. Un lit aux draps propres, impeccablement bordé, prêt à accueillir un petit garçon, ou une petite fille. C’est moins impressionnant qu’un pays où un univers, mais tout serait néanmoins possible. Il faudrait décrire l’arrivée de l’enfant, les raisons de sa présence, ses espoirs et ses rêves. On s’apercevrait rapidement que l’enfant aurait autant à nous apprendre qu’une galaxie entière. Il y aurait donc un enfant, un lit, et une infinité de choses à découvrir. On n’en finirait jamais la liste. C’est bien plus beau qu’il y a, ou qu’il était une fois. Il y aurait : le début des histoires les plus incroyables.
