Un statut pour l’écrivain salarié

Les méandres d’Internet étant ce qu’ils sont, et mes interrogations trouvant parfois des réponse que je n’attendais pas nécessairement, je suis tombé ce soir sur une proposition de loi dont je n’avais rien lu jusque là, et qui me semble des plus judicieuses. L’idée est simple : permettre à un écrivain, salarié par ailleurs chez un employeur, de bénéficier d’une convention qui lui libère des heures pour écrire, en contrepartie d’un complément de salaire versé par le Ministère de la Culture.
Si j’ai bien compris la proposition de loi de M. André GERIN relative à la création d’un statut social de l’écrivain salarié, n° 421, déposée le 28 novembre 2002a été renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.
Il se trouve, parait-il, que de nombreuses propositions de loi ne sont jamais étudiée. Si elle l’était néanmoins, et si j’ai bien tout suivi, il faudrait encore que la loi fasse la navette entre les deux Assemblées pour avoir une chance de la voir aboutir. Etant donné qu’elle a été déposée par le groupe communiste, et qu’il ne s’agit vraisemblablement pas d’une priorité, il y a peu d’espoir à avoir avant longtemps.
Néanmoins, pour une fois, le texte de cette proposition de loi, pas bien longue, vaut le coup d’oeil. Elle fera rêver de nombreux écrivains qui tirent le diable par la queue.

Dans certaines entreprises et pôles d’activités, milieux
professionnels, sociaux, culturels, il existe un statut pour des
sportifs. Il n’existe rien de tel pour un créateur. Or, celui-ci a
besoin de reconnaissance et de moyens pour pratiquer son art, de protection
sociale également. L’activité de création n’est pas une activité
éphémère ou sur une période comme pour le sportif. A son lieu de
travail, il devrait être prévu la dotation d’heures pour exercer une
pratique littéraire, sans a priori ni atteinte à son déroulement de carrière.

L’intégralité du texte de loi proposé est lisible sur le site de l’Assemblée Nationale.

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