Les crevettes de Madagascar

(Attention, ne vous fiez pas au début, cet article parle aussi des crevettes de Madagascar)

Ecrire pour être correctement référencé, c’est écrire en acceptant un certain nombre de contraintes. Les écrivains de l’OuLiPo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle, excellent, naturellement, dans ce genre d’exercices. Les contraintes mises en oeuvres sont plus ou moins dures, mais, bien utilisées, donnent des résultats parfois tout à fait satisfaisant sur le plan littéraire. D’autres fois, les contraintes sont telles que le sens y perd. On ne trouve pas sans chercher.
Mais les contraintes de l’écriture pour les moteurs de recherche ne sont pas si fortes que cela. Un « bon » texte, donc, doit inclure les mots-clés adéquats, aux emplacements optimaux, et à une fréquence correcte. Partons donc sur un exercice tout à fait théorique, qui dirait : 2/5 mot clés dans les deux premières lignes, 1/5 mot clé dans le corps de l’article, 2/5 mots clés dans la chute. Ce ne doit pas être loin de la réalité. Mettons, maintenant, qu’on écrive un court article sur les crevettes de Madagascar (il faut bien un exemple).

Les crevettes de Madagascar ont une grosse tête. C’est à Madagascar comme ailleurs, pour les crevettes. Mais c’est pour le reste qu’on les aime. Leur chair fait le bonheur de tous les amateurs de fruits de mer à travers le monde. En effet, la production est telle que les malgaches exportent leur production dans toutes les directions. La crevette voyage généralement congelée de Madagascar vers sa destination. C’est dommage, car elle perd ainsi de sa saveur en se gorgeant d’eau. On gagnera donc à faire le voyage dans l’autre sens pour déguster le crustacé juste sorti de l’eau, encore vivant. Direction Madagascar, donc ! La crevette vous attend… La crevette vous attend… Toute fraiche sortie des eaux de Madagascar.

Et voilà ! C’est aussi simple que ça. Ne parlons pas du fond (totalement improvisé, j’avoue). Mais l’on a deux crevettes et deux Madagascar au début, autant à la fin, et un de chaque au milieu. Répétitions, certes. Mais efficacité. Bon, cette histoire de répétition et de fréquence n’est qu’un des éléments sur lesquels il faut jouer, et il faudrait les déterminer scientifiquement, mais, déjà, ce n’est pas trop mal. Evidemment, la difficulté est de renouveller le genre en acceptant la contrainte. Mais c’est possible. Et il faudrait réussir à trouver des équations précises pour gagner en efficacité. Evidemment, on titrera cet article : « Les crevettes de Madagascar ».

Une autre école explique que les moteurs de recherche ont tout intérêt à s’adapter à la façon d’écrire, et que donc, en écrivant, d’abord pour ses lecteurs, on oblige les moteurs à progresser, et on finit toujours par y gagner. J’avoue que je suis assez sensible à cet argument : mais ce n’était pas l’objet du jour.

Si vous êtes tombé sur cette note en cherchant des informations sur les crevettes de Madagascar, je vous prie de bien vouloir m’excuser…

Rejoindre la conversation

6 commentaires

  1. Ecrire pour un bon référencement naturel

    Mes plus fidèles lecteurs se souviennent que j’avais essayé, en septembre 2006, de prouver, par l’exemple, que des mots clés bien placés dans un article ont un effet conséquent sur le référencement dans google. J’avais donc écrit un article, sur

  2. 15 jours plus tard : testé et approuvé ! La méthode est d’une efficacité redoutable. Et la contrainte aux airs d’Oulipo donne du piquant et du plaisir à la rédaction.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.