Le contenu tangent par l’exemple

C’est le texte qui fera le succès de votre site Web. Le texte qui ramènera, via les moteurs de recherche, de nouveaux lecteurs. Première marche de la pente qui mèner à la fidélisation. Votre site est consacré à un sujet. Un sujet précis, à propos duquel vous savez qu’il faudra du texte. Votre coeur de métier, les produits que vous vendez.

Seulement voilà, parfois, il ne suffit pas de travailler sur ces quelques mots là. Prenons un blog dont je m’occupe, celui des gommettes Kidigom. Aucun problème, il est bien arrivé premier dans Google sur la requête "gommettes". C’est le moins qu’on pourrait en attendre.

Mais cela ne suffit pas, d’autant que l’on s’aperçoit assez vite que peu de gens cherchent directement des gommettes sur Internet. Pas assez, en tout cas, pour un blog qui ne vend que cela. Il faut donc repenser la stratégie. Et c’est là qu’intervient le "contenu tangent".

Par contenu tangent, j’entends celui qui va amener au contenu principal par un simple contact, celui qui se diffuse, en quelque sorte, en marge du contenu principal. En ce qui concerne les gommettes, par exemple, il s’agira d’un contenu qui peut intéresser les acheteurs potentiels : l’actualité qui intéresse les 3 – 8 ans, et leurs parents. Ainsi, on consacrera un article à l’âne Trotro. Et, miracle d’Internet, certains et certaines, qui cherchent des informations sur l’âne Trotro, arriveront sur le blog consacré aux gommettes, découvriront la boutique des gommettes, et, peut-être, achèteront des gommettes.

Si la qualité de ce contenu tangent est bonne, il reviendront. Pour en savoir sur Mini-Loup, ou Kirikou et la sorcière. On est clairement dans une démarche double qui est de donner de l’information, certes, mais de le faire dans la mesure où cette information a une valeur pour la cible principale.

Bien sûr, cette démarche a de l’intérêt si on consacre des articles à des mots qui auraient une valeur forte en terme de recherche. Mais si l’on ne fait que cela, on n’inspirera pas confiance, et il faut donc proposer, parallèlement, du contenu qui aura peut-être moins de valeur en terme de mots-clé, mais qui n’en sera pas moins pertinent pour la cible. Clairement, on ne parlera pas seulement de livres "têtes d’affiche", mais ausi de livres moins connus, pour la simple raison qu’on considère qu’ils sont bons. Cela pour fidéliser le client.

On est dans une démarche qui n’est donc pas une démarche journalistique. On parle bien de contenu. Mais, au final, si tout est calculé, et qu’on ne laisse pas transparaître, au milieux des mots-clés, dans le choix des sujets, une personnalité, cela ne fonctionnera pas. Tout est donc une question de dosage. Et c’est pour faire ce dosage là qu’il faudra bientôt de plus en plus de professionnels formés aux techniques de rédaction web, c’est-à-dire maîtrisant le référencement naturel du texte, les techniques du Web, mais aussi l’élaboration et la gestion d’un projet éditorial.

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3 commentaires

  1. Bien vu cette notion de contenus tangents. Cela rejoint ce que j’explique à mes clients en leur disant que le contenu éditorial permet de créer de la densité sur les OR. Cette masse créée « pèse » sur la toile, et par attraction attire vers le site qui propose les produits.
    Dès lors en plaçant le site et ses produits au centre d’une « galaxie » éditoriale on draîne naturellement les internautes qui « passent » dans le secteur.
    Le cyberspace répondrait-il aussi à des lois physiques ?

  2. Le concept est intéressant, mais la démonstration ne me convainc pas.
    Il semble évident, en effet, que la visibilité sur le Web (en termes de référencement comme d’image de marque) passe par le développement d’un contenu qui s’étend au-delà du cœur de métier – ici, les gommettes. Dans cette logique d’extension du territoire (de marque, de communication), la section « activités pédagogiques » du blog Kidigom se justifie parfaitement. Les références à Dora, Kirikou et l’âne Trotro me semblent beaucoup plus discutables, surtout si leur seule justification est résumée par «Et, miracle d’Internet, certains et certaines, qui cherchent des informations sur l’âne Trotro, arriveront sur le blog consacré aux gommettes, découvriront la boutique des gommettes, et, peut-être, achèteront des gommettes.»
    Je crains que, sur Internet, le temps du ROI ait remplacé celui des miracles. Initier une démarche empirique, pourquoi pas ? Mais au minimum, il convient de vérifier si elle se traduit par des résultats concrets : quel trafic le blog génère-t-il vers le site Kidigom, et quelle est la part de ce trafic liée aux requêtes « amis des enfants »… Il ne s’agit pas de se focaliser uniquement sur des indicateurs quantitatifs. Mais dans le cas de ce blog (dont la qualité rédactionnelle est indiscutable), ils contrebalanceraient des indicateurs qualitatifs (nombre et pertinence des commentaires) qui semblent globalement décevants.
    Le « contenu tangent », bravo, mais serait-il possible d’avoir un autre exemple ?

  3. D’autres exemples ? Il y en a eu : le blog shopping de la banque en ligne Egg, dont l’objectif était de fournir des idées pour utiliser sa carte bleue… Ou encore, le blog mode homme de Célio. Ce sont bien des projets éditoriaux où le contenu tangent est mis en avant, plutôt que l’actu autour de la marque est des produits.
    Pour ce qui est du retour sur investissement, je ne suis pas sûr que le mesurer sur l’exemple de Kidigom soit très parlant : l’investissement est insuffisant. Il faudrait que je triple le nombre de notes sur ce blog, au moins, pour commencer à regarder les statistiques avec intérêt. (ce dernier calcul est empirique 😉 Qui plus est, côté référencement, le blog n’est pas vraiment optimisé.
    Mais il est vrai que la notion de retour sur investissement est plus pertinente que celle du miracle.

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