Je me suis abonné au JDD pendant le confinement, une offre de trois mois gratuite, je crois. Et c’est devenu un rituel du dimanche. Il faut soutenir la presse, et un hebdo d’actualité semble une bonne idée (je vous épargne le reste, je ne sais pas combien mon foyer cumule d’abonnements print et web, mais un paquet : on en lit des trucs…)

Donc, je lis le JDD, plutôt régulièrement. Et j’ai trouvé agréable aujourd’hui de lire en page 39 un petit article sur le livre de Lauren Bastide sur l’invisibilisation des femmes dans l’espace public (Présentes, chez Allary). Et l’article d’expliquer l’importance de compter les femmes (sur les plateaux télé, les estrades des universités, etc.) Oui. Comptons. Parce que sinon…

Je le fais, quand je suis en situation de le faire, lorsque je m’occupe de la programmation d’un événement, ou lorsque j’ai la responsabilité d’une publication. Cela me parait normal. Bref, du coup, je le fais aussi assez intuitivement lorsque je lis, ou que je regarde tel ou tel programme. Quand je lis le Journal du Dimanche, par exemple.

Ca fait des semaines que ça me hérisse, alors, là, c’est l’occasion de mettre les pieds dans le plat. Combien de femmes à la une du JDD depuis janvier ? Plusieurs, c’est déjà ça, mais une seule seule à la une : c’était Agnès Buzyn, le 23 février. Sinon, des femmes aussi avec un homme (au second plan, deux fois), ou anonymes ( 3 fois, mais jamais seule). Le reste du temps ? Des hommes, seuls (plus rarement à deux), en gros plan, connus : 32 fois. L’écart est, comment dire, édifiant ? Est-ce la peine d’en rajouter ?

Ce serait dommage, vraiment, d’invisibiliser les femmes. Puisqu’on vous le dit en page 39…

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