Dans les archives du Commissariat général aux questions juives

En cours, un travail qui me fait me plonger dans les archives départementales de Seine-Maritime, période 1939-1945. Là, ce qu’il reste du Commissariat général aux questions juives. Feuilles jaunies, défraîchies, résidus d’une administration dont il conviendrait de ne pas oublier ce dont elle a été capable. Et s’apercevoir que des gens ont pu écrire sérieusement des absurdités pareilles, et ce ne sont pas celles qui font le plus froid dans le dos. Bienvenue, ou pas, dans mon carnet de notes virtuel.

juifs vie citadine

L’aplatissement de la plante des pieds comme conséquence de la vie citadine, on a une petite idée de qui est véritablement victime de névrose… On apprend, une ligne plus bas, que « les juifs sont biologiquement adaptés à la vie citadine ». Et ce document édifiant se termine par la mise en évidence de la supériorité de la race aryenne.

race

Voilà donc ce qu’était, alors, le discours officiel. Il y en a des pages, tapées caractère après caractère, réfléchies, voulues, pensées pour convaincre, voulues pour prouver, dans une langue pseudo scientifique et rhétorique qui amènera aux rafles, à Drancy, à Auschwitz. Des arguments martelés pour entrer sous le crâne de la population et devenir le discours commun, le lot d’idées reçues, le terreau de l’ignominie.

Je publie cette note au début du mois de mars 2015, qui marque le 70eme anniversaire de l’assassinat d’Anne Frank. Et l’impression que, 70 ans après, certains n’ont toujours rien appris.

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