Comment Jean-Marc Hardy s’est fâché tout seul

Si une chose me fascine dans cette histoire de Covid, c’est bien de voir comment des gens pour qui j’ai de l’estime partent en vrille. Je vais donc vous raconter une histoire, une histoire vraie, et pas forcément rigolote, mais édifiante, il me semble. Je le fais parce qu’il me semble opportun de garder une trace à chaud de ce qui vient de se passer. Une relation plutôt amicale de presque 20 ans vient de couper avec moi les ponts numériques. Cela se traduit par une coupure du lien sur Facebook, un blocage sur Twitter, et une coupure du lien sur Linkedin. Il y a peut-être d’autres liens coupés, je ne suis pas allé voir partout. En gros, c’est la version moderne de « tu n’es plus mon copain ». Tout ça parce que (en fait, je ne sais pas trop pourquoi, je vous raconte, et je vous laisse juge).

Le garçon s’appelle Jean-Marc Hardy. Dans la vie, on s’est croisé parce qu’il travaille un peu sur l’écriture web, qu’il est en couple avec une qui travaille sur l’écriture web, et que l’écriture web, c’est un peu ma partie aussi. J’ai parlé d’eux ici de la façon qui me semble correspondre à l’estime professionnelle que j’ai pour eux. Bref, on s’est croisé une ou deux fois, et j’ai même fait une ou deux missions pour lui (pas plus, ça ne s’est pas très bien passé, comme quoi, il n’y a pas de miracle, mais ce sont d’autres histoires).

Bref, le 26 juillet, je publie un petit statut sur Facebook que voilà.

Tout se passe plutôt bien dans les commentaires (enfin, jusqu’à aujourd’hui, une fois que j’aurai posté cet article, possible que ça dérape…)

Et puis voilà que Jean-Marc Hardy intervient. Ses commentaires ne sont plus en ligne (il a du me bloquer, je suppose, bref, ils ont disparu, mais comme je trouvais ça intéressant, et que j’ai encore quelques réflexes de journaliste, j’avais fait des captures. Les voilà donc. Je ne trahis rien de privé, puisque tout ceci a été publié sur un profil ouvert).

Il y a encore eu ensuite deux échanges, dont je n’ai pas fait la capture, puis blocage. Sans doute un peu de ma faute, puisque j’aurais pu le redemander en ami, et en rester là, évidemment. Lui aussi aurait pu. Voilà donc comment Jean-Marc Hardy a assumé (puis plus assumé, puisque les commentaires ne sont plus en ligne) être antivax, et a fermé le dialogue de son propre chef. Comment un garçon qui semblait assez raisonnable jusque-là bascule dans le « t’es plus mon copain » de cour de récré. Bref, tout cela est anecdotique, et pas bien grave (enfin c’est toujours dommage de voir quelqu’un plonger dans l’irrationnel). Juste pour mémoire collé ici. Comme d’autres choses, et parce que ça me touche un peu, sans doute.

Pour rappel, concernant le Covid, quelques réponses aux principales questions ici.

[edit, 20 août] Je m’aperçois que Jean-Marc Hardy m’a bloqué sur à peu près tous les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Linkedin… Les sites de rencontres, je ne sais pas, je n’y suis pas), sur lesquels nous étions en contact. Bloqué, c’est la manœuvre qui permet de ne plus voir, plus entendre parler de quelqu’un, quoi qu’il arrive (le seul truc rigolo, c’est que s’il revient à la raison, il pourra « débloquer », – oui, un rien m’amuse toujours). Bref, c’est comme effacer quelqu’un. C’est un peu violent, surtout de la part de quelqu’un qui écrit, lorsqu’il explique sa démarche sur le site qu’il consacre à la question du complotisme et de la politique face à la pandémie :

Pour résumer le reste de son propos : on dit beaucoup de mal des complotistes, la vérité est un truc compliqué, il faut se méfier des conflits d’intérêt et faire attention aux mots qu’on emploie (je résume beaucoup, il enrobe tout cela avec plein de trucs).

Mais bon, quand quelqu’un utilise le mot « adversaire » pour désigner les gens qui ne seraient pas d’accord avec lui dans un de ses textes, il y a anguille sous roche, non ?

(Précision que je n’ai personnellement aucun souci lorsqu’on prive un négationniste de parole, comme quoi c’est un peu plus compliqué que ça). Allez, assez de temps perdu avec ces bêtises…

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