Écrit et publié â l’iPhone

Il faudrait que soit littérature le jet des mots contre l’écran. Mais les mots ne sont plus jetés sur la feuille. Discrètement tapés sur le clavier virtuel qui prend la moitié de l’écran, il surgissent dans la lumière de derrière, viennent de l’autre côté que du temps du papier. Propres, lisses, lumineux, corrigés avant qu’écrits. […]

Photo volée

Mes photos sont ratées. Floues, le plus souvent. L'intention y est mais un quelconque mouvement fait se heurter les pixels. Pas que je tremble, mais quelque chose entre moi et l'appareil fait tampon. J'appuie, c'est la terre qui bouge. Et du mouvement nait le flou. Si perfectionné que soit la mécanique, si précise l'électronique, le […]

Projet

Il faudrait un projet. Que quelque chose soit susceptible d'advenir. Qu'on mette en mouvement quelques éléments du décor pour que cela aboutisse. Il faudrait un rythme. Une régularité. De métronome, toujours, la régularité. Qu'on mette en place la mécanique qui produirait un effet. Il faudrait un moyen. Un véhicule qu'on prendrait et tracerait la route. […]

Écrit et publié â l’iPhone

Il faudrait que soit littérature le jet des mots contre l’écran. Mais les mots ne sont plus jetés sur la feuille. Discrètement tapés sur le clavier virtuel qui prend la moitié de l’écran, il surgissent dans la lumière de derrière, viennent de l’autre côté que du temps du papier. Propres, lisses, lumineux, corrigés avant qu’écrits. […]

Mouss

Je le croyais fermé lors de mes précédents passages, mais Mouss est toujours là quinze ans après. Entr’aperçu par la vitre hier en remontant la rue, il n’a pas changé. Y passer manger aujourd’hui en souvenir du temps passé là.

Internet, an 2000

En rangeant, on tombe sur des vieilleries. Avec le temps. Et une feuille volante, arrachée pour archives mais posée n'importe où refait surface. C'était en décembre 2000. On était quelques uns, déjà, à parler d'Internet. D'autres usages à l'époque, qui subsistent d'ailleurs peut-être toujours. Il faudrait aller y voir.  C'était dans Télérama.

Compartiment

Ô saisons, Ô chateaux… Paysages noir et blanc qui présentaient toujours des lieux où le train n'allait pas. Substituts des destinations possibles, points traversés par nulle voie. Montages, rocs, plages. Toujours ailleurs. Toujours inattendus. Toujours un peu semblable. Un paysage valant l'autre, et chacun valant bien celui qui défilait. On aurait pu aller ailleurs. Qu'importe. […]