29 juillet – Marthe

Louer une villa avec piscine, palmiers, vue sur la mer, et s’allonger sur le matelas pneumatique, un pied négligemment plongé dans une eau tiède et rafraîchissante, bercée par le chant des cigales et, au loin, le sifflement d’un oiseau que je ne sais pas reconnaître. Mon bonheur est absolument parfait, d’autant que je reste fidèle… Poursuivre la lecture 29 juillet – Marthe

28 juillet – Samson

Combien de temps me laissera-t-on profiter de ma tête roulée sans que ça tourne au drame ? J’ai senti dans l’allée des produits pour bébé le regard réprobateur vers les trois barquettes dans mon panier, et puis la moue de dégoût de la caissière qui s’imaginait peut-être les bajoues, les gencives, un bout de paupière… Poursuivre la lecture 28 juillet – Samson

27 juillet – Félix

Le bonheur tient dans une assiette de bulots moelleux, délicatement poivrés et trempés un à un dans une mayonnaise montée à la fourchette. C’est ce que je te servirai à notre premier rendez-vous, et nous n’irons pas beaucoup plus loin si tu marques une moue de dégoût. Le bulot sépare l’humanité en deux groupes distincts… Poursuivre la lecture 27 juillet – Félix

26 juillet – Anne

Il y avait ce garçon de la montagne qui sentait le foin et le fromage de chèvre et c’était autre chose que les gars de la ville et leurs phrases à rallonge. Juste le langage des corps, les yeux perdus vers les crêtes, et l’ombre des valleuses jamais bien loin derrière. Il avait cette façon… Poursuivre la lecture 26 juillet – Anne

25 juillet – Christophe

Quand il y en a pour un, il y en a pour deux. Je partage, et j’ajoute à ma table une assiette pour le nécessiteux, je fais la place au mis de côté, j’ouvre mes bras au rejeté. Celle que personne ne regarde, celui dont tout le monde se détourne, le bancal, la boiteuse, l’éclopé…… Poursuivre la lecture 25 juillet – Christophe

24 juillet – Christine

Je suis restée sans voix. Parfois, il n’y a rien à dire. L’absurde se suffit à lui-même et en rajouter tiendrait de l’indécence. Donc, on m’a offert ça. Un rafraichisseur d’air de table avec option brumisateur. Je suis restée figée une seconde avant que les réflexes reviennent. Sourire et dire merci quelle bonne idée vraiment… Poursuivre la lecture 24 juillet – Christine

23 juillet – Ezéchiel

L’horloge a l’heure pile incluse, deux fois par jour. Dix heures dix minutes et trois secondes. Le matin, puis le soir. L’exactitude régulière et temporaire de l’horloge arrêtée. Mais qui choisit l’heure ? Ailleurs, c’est quatre heures pile, l’heure du goûter que l’enfant attendait les yeux rivés sur le cadran et qu’on a choisi comme… Poursuivre la lecture 23 juillet – Ezéchiel

22 juillet – Madeleine

Craque une allumette, craque. Quelques minutes pour le foyer irisé de braises. Quelques minutes pour la chaleur idéale de cuisson. Quelques minutes pour le rougeoiement des charbons. Plus qu’à poser la viande sur la grille, plus qu’à retourner les côtelettes, les boudins, les merguez et les infinies variétés de brochettes. Posés dans l’âtre, les gigots,… Poursuivre la lecture 22 juillet – Madeleine

20 juillet – Aurèle

Ce qui restera du bord des routes quand tout aura cuit, grillé, et que sur la croute juste refroidie des bitumes encore mous les cyclistes ne passeront même plus en suant. C’est là, dans un fossé qui ne verra jamais la pluie, que je cueillerai le dernier bouquet et je te l’apporterai avec le sourire… Poursuivre la lecture 20 juillet – Aurèle

19 juillet – Orianne

Enfin trouvé, et je n’en suis pas peu fière, une illustration tout à fait édifiante de l’inconsistance sidérale du monde contemporain. Déjà, l’argument incroyable du produit dans lequel il n’y a rien. Le zéro comme justification marketing : ça marche pour le soda, pour le fromage, et donc pour le gel douche. Rien, il n’y… Poursuivre la lecture 19 juillet – Orianne