28 septembre – Lioba

Je suis attentive aux signaux, ces petits signes de rien qui disent que les choses changent avant qu’on sache qu’elles ont changé. Le retour du topinambour, c’est un signe. Et pas un bon. Il y a eu la période ratte du Touquet, pomme de terre de Noirmoutier. Le luxe, quoi. Et, là, qu’est-ce qu’on nous propose ? Du topinambour. Vous trouverez des amateurs pour vous vanter le léger goût d’artichaut et les valeurs nutritionnelles incomparables du légume oublié mais que nos grand-mères cuisinaient, ou leurs grands-mères. Mais ne nous mentons pas, quand le topinambour fait son retour, c’est qu’on y retourne au temps de nos arrières-grands-mères. Et ce n’est pas, mais alors pas du tout une bonne nouvelle. Sauf si vous êtes persuadés que c’était mieux avant… Mais vous allez voir, quand on mange des topinambours un peu trop souvent, c’est que tout s’est écroulé autour et que les pommes de terre sont pour les riches. Et ça n’est pas bon signe, je vous dis.

1 commentaire

  1. Les topinambours ce n’est pas facile. La plante qui donne un soleil jaune au bout d’une longue tige, est envahissante dans le jardin. La racine consommable est toute tordue : impossible de l’éplucher sans une cuisson préalable. L’effet du topinambour sur le transit intestinal est surprenant aussi la règle « consommer avec modération » est utile. Alors des topinambours en cube, pourquoi pas. Les nouveautés alimentaires sont surprenantes et le consommateur risque d’être piégé, sauf si sa conviction d’écolo végétarien et adepte au retour au monde d’avant ( on ne sait plus avant quoi ) le pousse à s’intéresser aux topinambours. Bon courage. Mais j’en ai dans mon jardin, cela va être le moment de les arracher, faites moi signe si vous en voulez.

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