24 mai – Zoélie

J’ai un grain de beauté sur la joue, et c’est pour cela que je m’apelle Zoélie. C’est joli, un grain de beauté. Jolie Zoélie, mes parents étaient joueurs, et je ne leur en veux pas. Ce prénom, c’est mon grain de beauté, mon grain de folie, mon grain de sable dans les rouages de l’état civil : il faut toujours que je le répète, et c’est toujours un étonnement, toujours un moment de grâce, et personne ne m’oublie. Je suis la fille qui a un grain et un joli prénom. A l’école, maîtres et maîtresses me souriaient avant même de me connaître, et j’étais celle dont ils se souvenaient sans effort. Il y avait des Zoé en pagaille, et des Léa, en veux-tu, en voilà. Mais j’étais toujours la seule Zoélie, la première qu’ils avaient dans leur classe. Et sans doute la dernière. Un grain d’originalité qui me rendait unique et mémorable. Dis-nous ta poésie, Zoélie. Je la savais toujours. Désolée pour Emma, pour Jade, pour Louise qu’on voyait arriver par kilos.

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