1er octobre – Mélodie

Le chauffage reviendra peut-être, mais en attendant, il fait moins de 10 degrés, la nuit, dans l’appartement, et j’ai entendu dire qu’ils coupent l’électricité depuis que des petits malins ont trouvé le moyen de se brancher dans la cage d’escalier, avant les compteurs individuels. J’ai peur qu’il y ait des poêles à bois dans certaines chambres. C’est interdit. Tout l’immeuble pourrait brûler. Reste les pulls et les couvertures, et puis la bouillotte. Bientôt, au petit matin, il y aura du givre sur les vitres, à l’intérieur. J’espère qu’on pourra toujours faire chauffer de l’eau. C’est tout ce qu’il nous reste. Dormir tous dans même pièce, calfeutrés, et attendre les premiers rayons du soleil pour se réchauffer un peu. C’est la guerre, qu’ils disent, et bien pire sur les champs de bataille. On ne doit pas se plaindre. Les bombardements sont éloignés de plusieurs frontières. Je ne sais pas comment on en est arrivé là. Mais ça n’aurait pas dû. Tout allait bien, avant, et puis en un rien de temps… J’espère qu’ils vont relancer les chaudières.

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