Literary lifeOn doit déjà à Posy Simmonds Tamara Drewe. Le film vaut le détour. Les personnages d’écrivains qui y sont croqués également. On lui doit également Gemma Bovery. Le film tiré de ce roman graphique là sort en septembre 2014, avec Fabrice Luchini et Gemma Aterton, pour partie tourné à Rouen. Mais ce dont on parle aujourd’hui, c’est Literary life. Un recueil de chroniques graphiques sur la vie littéraire parues entre 2002 et 2005 dans The Guardian Review. Ces chroniques parlent de la vie littéraire, comme leur nom l’indique. Et l’on retrouve une galerie de portraits qui n’est pas sans rappeler celle de Tamara Drewe et de sa pension de plumitifs.

Egos surdimensionnés, crises d’angoisse ou de jalousie, petits travers et défauts monumentaux : la figure de l’écrivain est détaillée en petits morceaux, qu’il soit jeunesse ou à succès, du dimanche ou inspiré. Les dialogues courtois entre écrivains qui se jalousent, se détestent ou cherchent à s’en mettre plein la vue sont particulièrement bien sentis. Quelques personnages récurrents viennent à leur secours : un privé très années 50, un médecin et son assistante infirmière. Hilarante lorsqu’elle tente de soigner les écrivains de la maladie du cliché. Car ce qui caractérise l’écrivain c’est qu’il a des problèmes.

Pas un seul heureux de son sort. Mais des êtres fragiles envers lesquels Posy Simmonds a une vraie sympathie. Et, au final, toute ironie bue, le lecteur également.

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