D’ici à 2025, 90 % des informations lues par le grand public seraient générées par des ordinateurs : « Cela ne signifie pas que 90 % des journalistes seront remplacés par des robots, mais que le volume de textes publiés va croître de façon gigantesque. Prenons l’exemple des petits matchs de base-ball amateurs : ils n’intéressent pas les médias, mais chacun d’entre eux est suivi avec passion par quelques dizaines de personnes. Quill se procure les données de jeu sur des milliers de ces matchs et produit en un instant des milliers d’articles, un par match, dans un style semblable à celui des journalistes sportifs, qui est facile à imiter. » Narrative Science possède déjà des clients dans ce secteur : des sites spécialisés dans le sport local ou dans les informations pour la jeunesse. L’article du Monde sur le sujet est là. Et, côté littérature, c’est Philippe Vasset qu’il faut lire. A lire également : Un robot pour contrôler le travail des journalistes (Le Monde, encore). Et pour Associated Press, ce n’est pas de la science-fiction (lire ici, en anglais). Pratique si vous souhaitez écrire 5 millions d’histoires par semaine (en anglais ici).

Pour Tony Haile est PDG de Chartbeat, une société basée à New York et connue pour son service de mesure d’audience en temps réel, « vendre des affichages de publicité sur des pages, comme le font aujourd’hui les médias, ne monétise pas du contenu mais des clics sur des liens qui mènent à du contenu. Une fois que j’ai cliqué, la monétisation a lieu, peu importe que j’aie lu le contenu ou que je l’aie aimé ». Cela a une influence directe sur la façon d’élaborer le contenu, et donc sur la ligne éditoriale. Selon lui, « il faut passer du web du clic au web de l’attention« . Ce n’est pas qu’une question de modèle économique, mais aussi une question de fond.

Le smartphone et les tablettes continuent de tout engloutir sur leur passage. Aux États-Unis, plus de la moitié (51 %) du temps consacré au numérique est dorénavant passé dans des applications mobiles, selon une étude du cabinet comScore parue cette semaine. L’ordinateur, qui fut la star du numérique durant deux décennies, perd du terrain. A tel point qu’alors qu’on commençait tout juste à faire passer l’idée du « web first » dans les rédactions, on va devoir penser « mobile first » : on ne publie plus en premier sur le papier, ni même sur le web, mais pour le mobile. Alain Verloes en parle en détails ici.

Dans un récent article de la revue scientifique Pnas, des chercheurs travaillant pour Facebook ont dévoilé une expérience menée en secret sur plus de 600.000 personnes. Le but de l’étude? Comprendre comment fonctionne la contagion émotionnelle, c’est-à-dire le fait qu’une émotion puisse se transmettre d’une personne à l’autre. Faut-il s’insurger que Facebook « joue » ainsi avec nos relations ? Olivier Ertzscheid, sur Affordance, explique :

Il ne faut pas oublier Mac Luhan. Et oui. Le « medium is the message ». TF1 est un medium, Facebook en est un également. Ces « médias » ont à l’évidence et par nature une influence sur les messages et les informations qu’ils diffusent (puisque ce sont eux, leurs actionnaires, leurs journalistes, leurs éditorialistes, leurs algorithmes, qui les choisissent), et ces médias ont à l’évidence la capacité de façonner ou de fabriquer l’opinion. Relire Bourdieu, Chomsky et Mac Luhan donc.

Google enlève de son index des pages, sur demande des personnes qui y seraient mises en cause. C’est le droit à l’oubli. Mais Google prévient les sites concernés, et ne procède pas vraiment à des vérifications… Et la presse crie au scandale : tout cela tourne à la farce. Explications sur Rue89. Google aurait commencé à revenir sur ses décisions, selon Reuters cité par Le Figaro.

La vidéo de la semaine ? Forcément, elle a un an. Et vous comprendrez pourquoi en la regardant…

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