Dix mille

Un vieux roman, sur le retour, acheté et revendu plusieurs fois a bien
des choses à raconter. Et c’est ce qu’il fait dans ce texte, Dix mille,
d’Andrea Kerbaker. Il a passé un an dans un carton, et le voilà depuis
deux semaines entre un Steinbeck et un Hemingway. Pas la plus mauvaise
compagnie qu’il ait eu. Car, sachez le, les livres se racontent leurs
petites ou grandes histoires (y penser lorsqu’on les classe pour qu’il
n’y ait pas de dépression dans les rayonnages). Le roman, qui se
raconte à la première personne attend là son quatrième propriétaire. Il
lui reste jusqu’à la fin du mois pour… échapper au pilon et retrouver
le plaisir d’être lu. Il aimerait d’ailleurs que ce soient des doigts
de femme qui l’effeuillent cette fois.
Dix mille est un texte court, qui part d’une idée amusante :
l’autobiographie d’un livre (dont on ne saura que très peu, finalement,
de ce qu’il contient). C’est vite lu, mais avec plaisir. Parfait pour
tous ceux qui aiment les livres un peu plus que de raison et n’ont
jamais vraiment pris le temps de se plonger dans leur… psychologie.
Jaloux les uns des autres, orgueilleux, angoissés : tout sauf
indifférents.


Dix mille, Andrea Kerbaker, Grasset

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