2006 : la fin des blogs, enfin

Ce devait être en 2005 : Pierre Carion l’avait prédit. En fait, c’était même prévu pour 2003, Cyril Fiévet s’en était moqué ici, et …. C’est vrai que c’était un peu tôt : pour la plupart des gens, les blogs n’avaient alors pas encore commencé… Mais on annonce leur fin avec une régularité de métronome.
Ce sera donc en 2006. Parce que les choses mettent du temps à se produire, parfois. J’en veux pour preuve cette question qu’on me pose souvent (et oui, on me la pose encore) : "Mais, un blog, c’est un site Internet, non ?"
Ben, oui.
Et, pour faire court, je dis que c’est un site facile à faire, avec la possibilité de commenter les articles et de s’abonner pour être tenu au courant quand il y a du nouveau.
Cette définition est un peu courte, mais généralement suffisante pour que je ne me lance pas dans un long discours sur les liens, les blogrolls, la publication antéchronologique, etc.
Seulement voilà, dans un an, lorsque je sortirai ma jolie réponse, ça ne suffira pas. Parce que les commentaires et les flux RSS risquent bien d’être généralisés. Et un site Web, ou un blog, ce sera kif kif. Les blogs ? Disparus, rayés de la surface des disques durs, noyés dans la masse.
La preuve ? "La notion de blog est déjà une segmentation obsolète." Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Joël Ronez. Et il n’est pas le seul.
Parler de blogs, ce sera, de plus en plus, ne rien dire. Mettre dans le même sac le Skyblog et le podcast du ministre de l’intérieur, les recettes de cuisine illustrées et la vente de T-Shirt, le beuf et la charrue, la figue et le raisin, le bébé et l’eau du bain.
On comptera les sites sans flux RSS sur les doigts d’une main, ceux où l’internaute ne pourra pas prendre la parole seront oubliés parce que personne n’y jetera plus un oeil, ceux qu’on ne pourra lier par un tracback perdus dans les limbes…
Finis, les blogs. Aux oubliettes. Ce ne seront que des sites comme les autres. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle.

[NB] Toi qui me lis un an plus tard, oublie tout ce que je viens de raconter là : rien ne se passe jamais comme prévu, je sais. Mais la fin d’année est ainsi faite qu’on se doit de son scénario pour l’année qui vient.

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