1er août – Alphonse

« Si on pédicure les pieds, c’est pour les maintenir en bon état. Alors pourquoi ne procèderait-on pas de façon identique et de manière semblable pour les âmes ? », se demanda un jour un grand philosophe. En ce qui me concerne c’est mon pied-à-terre que j’aimerais pédicurer. Mon pied-à-terre, j’aime mieux vous le dire tout de suite, est une simple chambre portant le numéro 80 et sise en l’hôtel des Trois-Hémisphères, rue des Victimes. C’est un logis humble, paisible, honnête. Un logis comme une âme, et qu’on pourrait pédicurer comme un pied, donc, pour en faire disparaître les callosités et les durillons, et retrouver enfin la souplesse et la douceur d’un peton de bébé non encore abîmé à force des coups de pieds au cul qu’il faut bien mettre aux malotrus et qui nous use au point que l’âme en finit noircie. Comme quoi tout se tient, et réciproquement.

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