18 août – Hélène

Le pire du pire de ce qu’on peut manger. L’industriel gras. Le vomitif qui englue directement le foie, bouche les artères, solidifie le myocarde. Le poison. La toxine. Le venin en vente libre. Trop salé pour être honnête et l’on n’imagine pas l’usine où rentrent les carcasses de porc, les morceaux les moins nobles, et les produits annexes qui garantissent la texture, la conservation, le goût toujours égal. De la chimie autorisée par les autorités compétentes, et les kilogrammes de gras, de cartilages, de débris de muscle. Tous ces petits cochons sous antibiotiques, broyés, malaxés, cuits en pâte infâme sans avoir vu jamais le ciel à laquelle le miracle des colorants alimentaires redonne apparence comestible. C’est, trempée de ketchup ou de moutarde, la saucisse fumée géante dont le jus coule brûlant sur les mentons et qui régale les enfants en hot-dog indécent. On en redemande.

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