Comment placer son roman dans le top 100 d’Amazon

Eno hacke AmazonMon roman Eno, la chasse aux rastacs a pris place en une journée dans le top 100 des meilleures ventes de la librairie en ligne Amazon. C’était le 9 novembre 2015. Un an après sa mise en vente en autoédition sur le site. A l’origine de ce que j’aurais considéré comme un exploit, une opération orchestrée principalement depuis Facebook : Eno hacke Amazon. Continuer la lecture de Comment placer son roman dans le top 100 d’Amazon

Comment je n’ai pas fait fortune en mettant mon roman sur Amazon

Eno evantailJ’ignorais qu’on pouvait tomber aussi bas. J’ignorais que je tomberais aussi bas. Mais je veux vous faire profiter de mon expérience. Alors qu’Amazon communique sur les succès de sa plateforme d’autopublication, il faut savoir que tous les livres ne rencontrent pas le succès escompté. Continuer la lecture de Comment je n’ai pas fait fortune en mettant mon roman sur Amazon

Les liens du dimanche #12

La relation auteur-éditeur est de plus en plus fragile face à Amazon. Ils sont plusieurs auteurs à expliquer pourquoi s’en prendre au géant américain n’est pas si simple. La réaction d‘un « petit » auteur, et celle d’un auteur de best-seller. Et si au lieu de râler sur Amazon, d’aucuns construisaient une offre qui puisse faire concurrence. Après tout, il n’est jamais trop tard.

ello profilUn réseau social, Ello, pourrait bien se retrouver en position de concurrencer Facebook. Pas de pub, et une clarté dans l’absence de confidentialité comme dans l’usage des données collectées. Tentant alors que Google semble abandonner progressivement Google+ et que les modifications de l’algorithme de Facebook donnent encore plus de place à toujours les mêmes informations.

L’analyse précise de l’impact d’une publication sur Facebook demande d’ailleurs un peu d’habileté. Il apparaît en l’occurrence que Nicolas Sarkozy surestime les statistiques de sa page Facebook. C’est que les réseaux sociaux, c’est un métier. A propos, savez-vous exactement ce que fait un Community manager chaque semaine ?

Et savez-vous comment les annonceurs pistent les internautes, non seulement sur un même ordinateur, mais aussi, et c’est bien plus impressionnant, entre plusieurs écrans. Si vous voulez faire les malins, ça s’appelle du tracking cross-device.

On apprend également cette semaine que le réseau Pinterest aurait un impact sur les ventes en magasin, mais c’est Pinterest qui le dit. Mais Pinterest ne sert pas qu’à vendre, la preuve avec le compte de la diplomatie française et ses infographies.

Côté journalisme, INAglobal se demande comment la presse quotidienne régionale se débrouille sur le web. Se débrouille ? Tant qu’on en parlera comme cela, c’est qu’on n’y sera pas encore tout à fait. Dommage alors que 4 français sur 10 utilisent le numérique pour s’informer (audio).

La vidéo de la semaine ? Un teaser, une pub, quoi, mais pour une appli gratuite pour tablettes avec laquelle relire La Comtesse de Cagliostro, une des aventures d’Arsène Lupin par Maurice Leblanc. Une innovation éditoriale du réseau des bibliothèques de la ville de Rouen.

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Les liens du dimanche #8

Ok, on s’est absenté un mois. Un mois sans cette rubrique hebdomadaire, que je continue autant pour moi que pour vous : des traces de ce qui m’a intéressé dans la semaine sur le web. On y parle d’Internet, d’écriture, de journalisme, de livres et d’édition. Et parfois d’une chose ou l’autre qui n’a rien à voir.

Pendant l’été, Twitter a changé la gestion du contenu qu’il nous montre. De petits changements qui ont un impact fort, comme tous les algorithmes qui décident pour nous des informations auxquelles on a accès, ou pas. Le point.

amazon buy nowCôté pub, la nouveauté, c’est l’intégration de boutons Amazon pour acheter directement dans le contenu du Washington Post. Je cite un livre dans un article, hop, le lecteur peut l’acheter en un clic. Il y avait déjà ce genre de chose autour des articles, c’est maintenant dans le texte ? Qu’est-ce que ça change ? Le média reçoit une commission pour chaque vente. Intérêt à parler de ce qui se vend le mieux, donc. Curieusement, quelques jours après leur découverte, les boutons présents sur l’exemple partagé sur les réseaux ont disparu…

On s’insurge, on s’insurge, mais seriez-vous prêt à payer 170 € pour vivre un an sur Internet sans subir de publicité ? C’est ce que cela coûterait à service égal, pourtant.

Amazon ? J’en parlais, pas très bien, François Bon livre une analyse comme souvent indispensable.

A lire aussi cette semaine, l’article d’Olivier Ertzscheid sur la mort du second degré sur le web : les noces de Gorafi.

Une astuce pour améliorer vos recherches dans Google ? L’utilisation du underscore.

J’aime beaucoup ce que font Isabelle Canivet et Jean-Marc Hardy, et ils dispensent des formations à l’écriture web depuis pratiquement aussi longtemps que moi. Leur page sur les avantages du plan en pyramide inversée est à lire.

J’aime les mises en abyme, les livres dans les livres. Ils ont un dictionnaire, «La Bibliothèque invisible» de Stéphane Mahieu, dont une critique est à lire ici. D’ailleurs, dans Eno, la chasse aux rastacs, il y a des livres dans le livre. Et c’est pour ces emboîtements que j’ai tant apprécié Jasper Fforde.

Eratostène, de Thierry Crouzet, publié chez l’Âge d’homme, sera disponible le 28 août, pour 18 €. Mais la version numérique du roman, c’est toujours l’auteur qui a la main dessus. Explications.

La vidéo de la semaine ? Une ‘tite chanson, tiens, pour changer.

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Et si Amazon avait raison ?

Amazon ne paye pas ses impôts. Amazon propose des conditions de travail indignes à ses manutentionnaires. Amazon n’est pas du côté des philanthropes. Loin de là. Et c’est dommage. Amazon est, avant tout, du côté de ses actionnaires. Ceci est clair. Ceci est posé.

Amazon voudrait faire croire qu’il est du côté des lecteurs et des auteurs. Et ceci pourrait contrebalancer cela. Le bras de fer qui oppose Amazon à Hachette aux Etats-Unis ne manque pas d’intérêt (lire l’article du Monde) : la question serait le prix des livres électroniques. Il est excessif en France. Concernant, en tout cas, les éditeurs historiques. Parce que Publie.net a bien compris quel était le prix juste. Et, dans un autre genre, Ska aussi. Quelques euros, pas plus.

Lire

Pour Amazon, du coup, l’auteur gagnerait plus qu’au tarif « à l’ancienne ». C’est expliqué dans un article de Slate.fr. Et c’est tant mieux, pour l’auteur, pour le lecteur, pour l’éditeur, et pour Amazon et ses actionnaires. Alors, pourquoi ne pas fondre sur une solution qui permettrait à tout le monde de vivre mieux ? Parce qu’il n’est pas facile de laisser au bord de la route le libraire, l’imprimeur, et tout ce qui fait intermédiaire aujourd’hui entre l’éditeur et le lecteur.

Les éditeurs traditionnels ont de quoi avoir peur : tout est entrain de changer. Pour les libraires, c’est encore pire, et plus compliqué.

Les auteurs, eux, ont à y gagner. Ils y gagnent chez Publie.net ou ska : parce qu’il y a moyen de construire des alternatives à Amazon (et Hachette pourrait le faire, tiens). Ils y gagnent aussi chez Amazon (où l’on retrouve les deux premiers au format Kindle, d’ailleurs). On promet sur Amazon des pourcentages sur le prix de vente qui n’ont rien à voir avec ceux promis par les éditeurs traditionnels. On descend parfois dans le livre papier à 3% du prix de vente hors taxe, on monte pour les plus chanceux à 12%. Dans l’électronique, on imagine aller jusqu’à 70% pour l’auteur ! C’est ce que propose Amazon pour ceux qui publient en direct sur sa plateforme… De quoi rêver.

Evidemment, dans ces conditions, il faudra que l’auteur fasse une partie, non négligeable, du boulot de promotion. Le buzz dépend de lui. Mais, si la mayonnaise commence à prendre, alors, la force de frappe d’Amazon vient à la rescousse, avec son moteur de recommandation, ses mails, ses mises en avant. Et là, c’est bingo. En théorie, du moins, et en pratique dans quelques cas avérés, y compris en France.

Il ne s’agit pas de vendre du rêve : c’est du boulot aussi. Et je sais la qualité et l’intérêt du travail d’un vrai éditeur. Un qui paye ses impôts en France, et qui pense aussi à ses actionnaires. Je sais le temps passé sur les textes, les réflexions sur les couvertures, les envois aux journalistes, les passages à la radio, les articles dans la presse.

Je sais que l’éditeur, lorsqu’il fait bien son travail, rend le livre meilleur, le défend, et se charge de toutes ses contingences qui détourneraient l’auteur de l’écriture si il avait à s’en occuper. J’imagine même, que si l’éditeur est tellement indispensable, Amazon finira bien par en avoir. Des éditeurs maison, qui travailleront sur des titres. Et que tant qu’il n’en a pas, c’est qu’il n’y a pas de réel retour sur investissement de ce côté, alors que, manifestement, en misant sur les auteurs…

Courte vue ? Que se passera-t-il lorsque les éditeurs à l’ancienne seront morts et que les libraires qui n’auront pas su devenir des lieux de vie auront disparu ? Qu’adviendra-t-il lorsque les bibliothèques de prêt n’auront plus de rôle face au streaming généralisé de la lecture ? Rien, il ne se passera rien. J’achèterai sur Ska, je m’abonnerai à Publie.net ou à Amazon. Je lirai toujours, et peut-être même que je gagnerai mieux ma vie en tant qu’auteur.

Si seulement Amazon comprenait l’intérêt d’une politique sociale pour ses employés, et la grandeur qu’il y a à payer ses impôts. C’est peut-être sur ces sujets là que les auteurs pourraient faire pression, puisqu’ils ne semblent pas se plaindre lorsqu’Amazon vend gentillement leurs livres.

[mise à jour 18/08/2014] Lire aussi : « Au revoir Amazon ! » – Fronde des auteurs en Allemagne aussi

Les liens du dimanche #6

Avec quoi travaillent les journalistes ? Le sujet a été largement traité cette semaine. Les journalistes web mobiles, d’abord, ont intérêt à lire cet article. On se plongera également dans la besace des reporters du New-York Times. Côté applications, on a vu passer une belle infographie interactive avec plein de liens vers des applications.

La croissance du chiffre d’affaires des sites éditoriaux a fortement chutée en France depuis 2006 selon Xerfi Precepta dans son rapport d’analyse « Stratégies des médias numériques« . Principal enseignement de cette étude, les éditeurs ont beau avoir réussi à construire de belles audiences, ils n’en ont pas moins échoué à les monétiser correctement. Une info sur le Journal du Net.

Twitter apporte maintenant des détails aux utilisateurs concernant l’impact de leurs tweets : si ils sont lus, cliqués, etc. Un Twitter analytics qui plait déjà aux professionnels en mal de statistiques. Et ce n’est que l’une des nouvelles fonctionnalités de ces derniers temps. Le point ici.

A propos de Twitter, et des journalistes, on voit ici que les professionnels français des médias y ont fait leur nid. On se souvient pour notre part avoir enseigné Twitter au Centre de Formation des Journalistes à Paris en 2007, et qu’alors les étudiants nous regardait avec plus que de la circonspection. Les temps changent…

Aux Etats-Unis, forcément aux Etats-Unis, on voit apparaître des clauses relatives aux réseaux sociaux dans les contrats de mariage :

Cette disposition dispose (sic) que quand elle aura divorcé « chaque partie accepte de ne pas poster, tweeter ou d’aucune manière partager sur les réseaux sociaux des images ou tout contenu positif, négatif, insultant, embarrassant ou flatteur sur l’autre ».

C’est dans Le Point.

L’image de la semaine :

presencereseau

Les audiences des radios sont en berne, et le sociologue des médias Jean-Marie Charon explique pourquoi.

L’existence du programme Kindle Unlimited, permettant une lecture illimitée pour 9,99 $ par mois, a été confirmée cette semaine par Amazon. On attend un lancement en France à la rentrée. Et voilà qui pourrait bouleverser nos habitudes de lecture… Et le marché du livre.

La crise à Gaza a des échos sur les réseaux sociaux, en France. Avec des répercussions compliquées à gérer pour les Community managers des sites des médias français. Les Echos y consacre un article.

Référencement : on a beaucoup aimé cette infographie qui regroupe 25 outils à connaître pour travailler efficacement son placement dans les moteurs de recherche.

Deux articles à lire sur les conséquences de la condamnation d’une blogueuse après la publication de sa critique d’un restaurant sur son blog, ici et ici : illustration concrète de ce que l’on connaît sur le web sous le nom d’effet Streisand.

Découvrez Le quatre heures, un média en ligne qui casse les codes :  » Une information qui prend le temps, se déclinant sous forme de reportages grand format, multimédia, sans clic. Chaque mercredi à 16 heures, Le Quatre Heures publie une histoire inédite à déguster : une pause gourmande dans l’information en continu qui domine le web. »

A lire aussi : ce point un peu flippant sur tout ce que Google sait de nous. Et un autre sur les correspondants locaux de presse, une armée de l’ombre sans laquelle la presse quotidienne régionale aurait bien du mal à remplir ses pages.

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