En présentiel

Si l’on est quelque part, doit-on préciser que l’on y est « en présentiel » ? La question n’est pas anodine. C’est une question d’écriture, une question de style.

Soit la phrase suivante, relevée dans l’estimable quotidien Le Monde :

Pour la première fois, les dirigeants de ces quatre pays se retrouveront en présentiel, à la Maison Blanche, le 24 septembre.

Le fonds de l’article est important : la Chine tape du poing sur la table après la vente de sous-marins nucléaires à l’Australie par les USA.

Reste « se retrouveront en présentiel, à la Maison Blanche ». Et cette lancinante question d’une modernité certaine : peut-on se retrouver à la Maison Blanche autrement qu’en présentiel, de telle façon qu’on doive aujourd’hui préciser qu’on s’y retrouve en étant bien tous présents sans risquer le pléonasme.

Pourrait-on écrire qu’on se retrouve en distanciel à la Maison Blanche ?

Pas bien sûr. On peut en discuter, mais privilégions, dans un souci de clarté et de légèreté :

Pour la première fois, les dirigeants de ces quatre pays se retrouveront à la Maison Blanche, le 24 septembre.

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