Petit passage sur Europe 2

Loic Lemeur m’a interviewé sur l’écriture Web, pour une de ses chroniques pour Europe 2. C’est manifestement passé sur les ondes vendredi 11 novembre, le soir, dans une indifférence assez générale à en croire mes statistiques. Par contre, depuis que Loic a repris son interview en podcast sur son blog, j’ai de nombreux nouveaux lecteurs. Bonjour à vous : bonne lecture. Et merci à Loic.

Parler d’écriture web en si peu de temps, ce n’était pas si évident… Pour en savoir plus,
découvrez mon livre "Bien écrire pour le web", ici.

Et voici le fichier MP3…Download 78bailly.mp3

Du papier vers l’écran

Annie Piolat (Professeur des Universités-
Département de Psychologie cognitive et expérimentale-
UFR de Psychologie, Sciences de l’Education-
Université de Provence – Aix-en-Provence) :
Ecrire pour le Web : Stratégies de transformation du contenu et de mise en forme matérielle d’un texte.
Actes de la 11ème journée d’Etude sur le Traitement Cognitif des
Systèmes d’Information Complexes (JETCSIC). Laboratoire de Psychologie
Expérimentale et Quantitative, Nice. (PDF)

C’est universitaire, il faut donc prendre le temps de lire, mais il y a
à en tirer quelques petites choses sur les stratégies que
l’on met en oeuvre, consciemment ou non, pour rendre un texte concis et
scannable, bref, pour réécrire un texte papier vers le Web. (et je ne
la cite pas uniquement parce qu’elle me cite dès la troisième ligne)

Mes savoir-faire

  • Conseil éditorial

Prendre la parole est une affaire sérieuse. Pas question de se contenter d’ajouter sa voix à un brouhaha indistinct. Les attentes des consommateurs changent avec le temps. Fini celui de la parole assénée d’en haut comme une vérité intangible : le récepteur n’est plus le chien de Pavlov qui réagit aux stimuli extérieurs.
L’heure est à la participation, à la discussion : sur Internet, une réputation se défait plus vite qu’elle se construit. Il faut prendre la parole de la bonne façon, au bon endroit, et au bon moment. Il convient également que ce soit la bonne personne qui prenne la parole.

Je suis à votre disposition pour :
– vous conseiller en matière de politique éditoriale : quoi dire, quand et de quelle façon
– vous proposer les outils adéquats, dont le blog fait partie
– déterminer avec vous quelles sont les personnes qui peuvent prendre la parole dans votre structure et les accompagner dans cette démarche

  • Rédaction

Le texte est encore, et pour longtemps, le nerf de la guerre. Ses atouts sont nombreux, et c’est lui qui est reconnu par les moteurs de recherche. C’est le contenu le plus efficace.
Mes années d’expériences en ligne et sur papier, en journalisme comme en communication me permettent d’accompagner tous vos projets éditoriaux. Et, plus particulièrement :

– adapter votre contenu existant pour un nouveau support (du papier vers internet)
– rédiger tout type de contenu, du publi-rédactionnel au blog
– d’animer pour votre compte une équipe de rédacteurs qui alimentera votre blog
– de mettre en place et de gérer un blog pour votre compte

  • Formation

Plusieurs années de formation intra et interentreprises m’ont montré à quel point la formation à l’écriture, et en particulier à l’écriture Web avait d’importance. Si l’écriture Web n’est pas foncièrement différente de l’écriture sur papier, elle requiert un certain nombre d’aptitudes professionnelles qu’on ne peut ignorer lorsqu’on se lance dans un projet de site Internet. Je suis l’auteur du premier ouvrage français sur le sujet (Bien écrire pour le Web, éditions Eyrolles), et je peux mettre ce savoir-faire à disposition de vos équipes (journalistes, service communication, chefs de produits, webmasters…), en étudiant une formule sur mesure adaptée à vos besoins particuliers.

Ecrire pour le blog

ClavierExiste-t-il des recettes pour écrire pour le blog ? Je me pose la question : j’ai commis un bouquin titré "Bien écrire pour le web", tout de même. Et je m’aperçois, évidemment, que je n’en applique aucun des préceptes ici. Je suis sans doute capable d’expliquer ce qu’il conviendrait de faire dans le cadre d’un blog professionnel, pur et dur, lus par des professionnels. Et même d’aller assez loin dans les détails, d’expliquer par où l’on doit commencer, quel plan on doit adopter, ce qu’il faut faire pour s’assurer la meilleure lisibilité, ce qu’il ne faut surtout pas faire pour que le lecteur ne soit pas perdu, comment il faut, rarement, s’affranchir des règles pour ne pas lasser, comment on doit accrocher le lecteur, le tenir par la main, l’amener jusqu’à la chute du papier.
Théorie, théorie, théorie.
Dois-je appliquer tout cela à mon blog ? Devez-vous le faire ? Même sur un blog à vocation professionnelle ?
"Faites ce que je dis, pas ce que je fais" : je m’en sors personnellement toujours avec ce genre de pirouette.
Mais, à y réfléchir un peu, on peut se poser la question autrement : le blog n’est-il pas justement le lieu d’une autre écriture, moins formatée, plus spontanée ? L’application stricte et répétitive de la pyramide inversée n’est-elle pas contreproductive ?
J’ai conscience, là, que parler des blogs en général n’a pas forcément de sens. Et conscience aussi que les règles de base de l’écriture professionnelle peuvent donner les meilleurs résultats qui soient, dans certains cas.
Mais, professionnalisé à outrance, le blog perd son âme. Il faut donc, sans doute, inventer de nouvelles règles d’écriture pour les professionnels du blog. Des règles qui poseraient les principes de ce qu’est une écriture spontanée, en tout cas perçue comme telle. Des règles d’écriture qui prennent en compte le dialogue, qui disent, par exemple à quel point sur un blog, la chute, la dernière phrase de la note, doit, dans la majorité des cas, être une ouverture, si ce n’est une question, pour provoquer le commentaire, susciter l’échange. Une autre règle qui dise que, sans coquille ni faute d’orthographe, une note semble moins véridique, une règle qui dise la beauté de la phrase nominale, une autre qui souligne la légèreté de l’énumération…
Le strict cadre de l’écriture professionnelle doit exploser, lorsqu’on envisage d’expliquer comment un blog s’écrit. Puisque, globalement, c’est justement lorsqu’il sort du cadre établi que le blog prend tout son intérêt. C’est ce qu’il faudrait dire, me semble-t-il, aux professionnels de la rédaction qui se lanceraient dans le blog comme on plonge dans une piscine à balles : attention, ici, on ne nage pas comme vous l’avez toujours fait. Vous a-t-on dit toute l’importance du titre ? L’emplacement pertinent des mots-clés en tête de note pour un meilleur référencement ? Vous a-t-on appris que vous n’étiez plus sur un site web traditionnel et qu’on allait, sans doute vous répondre ? Vous a-t-on appris comment rédiger, aussi, un commentaire ? Et le mal qu’un troll pouvait faire à vos si beaux écrits ?
Décidemment, non, écrire pour un blog, ce n’est pas écrire comme ailleurs. Evidemment, j’ai écrit ce billet au fil de la plume, et vos commentaires sont bienvenus.

Professionalisation de l’écriture des blogs

Dans le cadre d’une professionalisation du blog, qui commence dès lors
que le lecteur a plus d’importance que l’auteur, il me semble légitime
de penser sa façon d’écrire en fonction de la façon de lire, en visant
la meilleure efficacité.
Si l’on veut prendre en compte l’habitude des lecteurs qui utilisent un
agrégateur, et qui ont donc accès aux notes du blog par ce biais, il
faut mener deux réflexions :
1) la façon de titrer le message. Le titre informatif parait d’emblée
préférable au titre incitatif, au moins au près du public “à conquérir”
et lorsqu’on se veut un média d’information, ce qui est le cas de
PointBlog. C’est le titre qui fait q’on ira plus loin dans sa lecture,
surtout avec un agrégateur.
2) le contenu du message. Dans la mesure où l’on bloque la diffusion à
x mots, il faut s’assurer que le message soit bel et bien présent dans
ces x mots. Qu’il s’agisse de 40, 60 ou 100 mots ne fait pas de
différence sur le principe.
Il me semble légitime de limiter le nombre de mots diffusés par RSS,
lorsqu’on souhaite comptabiliser le maximum de visiteurs, et les
monnayer auprès des annonceurs, par exemple. Mais cela doit se faire
intelligemment.
Eviter les coupures au milieu d’une phrase semble un minimum, par
respect pour le lecteur. Aussi, il faudrait convenir, lors de la
rédaction, de ce qui serait l’équivalent d’un chapeau pour un article
de presse. x mots (40, 60, 100…)tout juste qui seraient comme un appel
à lire la suite du papier.
Cela demande du travail. Mais n’est-ce pas ce qui distingue le professionnel de l’amateur ?

Cette note est la reprise d’un commentaire laissé sur une note de Joël Ronez, à propos de la limitation du flux RSS de PointBlog, auquel Cyril a réagi.

Bien écrire pour le Web

Parmi les quelques livres que j’ai écrits, je suis particulièrement fier de celui là. Il n’y avait pas de livre satisfaisant sur le sujet en français. Et l’ouvrage m’a permis de formaliser ce que je mettais en pratique, pour les sites internets des centres commerciaux du groupe Unibail, par exemple. Il m’a permis également de mettre en forme des notes souvent éparses que j’utilise pour mes cours sur le thème "Mieux s’exprimer à l’écrit".

Vous pouvez vous procurer Bien écrire pour le web ici.

Ecrireweb