Pokemon Go et la ville palimpseste

Pourquoi Pokemon Go ? La géographie fait depuis plus de 10 ans partie des ingrédients de ce que je construis, de ce que j’expérimente, de ce qui me construit. Sur le web, et pas seulement. Ce n’est pas l’élément toujours le plus visible, et certaines expérimentations ont été oubliées. Mais pourtant… Ce qui se superpose au lieu, ce qui constitue une géographie personnelle, ce qu’on peut raconter avec les lieux… Continuer la lecture de Pokemon Go et la ville palimpseste

Dédicace des as : l’auteur à la rencontre de ses lecteurs

dedicace 3L’auteur, lorsque son livre a paru, est invité par les libraires et autres salons du livre à rencontrer ses lecteurs. Souvent, il s’agit de s’assoir derrière une table et d’attendre le chaland. Parfois, on a plus de chance, et l’on est invité à parler. La sortie de mon récit Les Miraculées a été l’occasion d’une très belle et très émouvante rencontre à L’Armitière à Rouen. Salle comble, témoignages, questions : une séquence presque parfaite comme en rêvent tous les auteurs, j’imagine. C’est une belle librairie, L’Armitière. Continuer la lecture de Dédicace des as : l’auteur à la rencontre de ses lecteurs

Quand Pierre Dac invente la presse moderne

les pedicures de l ameOn ne saurait trop recommander la lecture des romans de Pierre Dac aux jeunes générations. Ils sont de mes livres de chevet dans lesquels je picore doucement de peur d’en avoir fini. Quelques pages plusieurs soirs par semaine avant d’éteindre. Pour les autres soirs, d’autres livres. Bref, je lis en ce moment Les Pédicures de l’âme. Continuer la lecture de Quand Pierre Dac invente la presse moderne

Canal Plus, ou moins

Bienvenue, mal parti
Bienvenue, mal parti

Je n’ai rien contre Canal Plus. J’ai été adolescent devant ses films cryptés, ou en clair. Je m’y suis abonné dès que j’ai eu la télévision (pas tout de suite, donc, j’ai eu une période sans, où, avouons-le, j’écoutais France Culture le soir). Mais cela fait plus de 20 ans que je paye mon obole tous les mois. Continuer la lecture de Canal Plus, ou moins

Comment je n’ai pas fait fortune en mettant mon roman sur Amazon

Eno evantailJ’ignorais qu’on pouvait tomber aussi bas. J’ignorais que je tomberais aussi bas. Mais je veux vous faire profiter de mon expérience. Alors qu’Amazon communique sur les succès de sa plateforme d’autopublication, il faut savoir que tous les livres ne rencontrent pas le succès escompté. Continuer la lecture de Comment je n’ai pas fait fortune en mettant mon roman sur Amazon

La phrase de Maylis de Kerangal

reparer les vivantsLe roman Réparer les vivants de Maylis de Kerangal a reçu tellement de prix, été vendu à tellement d’exemplaires, qu’on pouvait craindre, sans rien en savoir, qu’il s’agisse d’un roman populaire, dans le sens où le style comme le propos en soit nivelé pour être lisible par le plus grand nombre. Cette lisibilité, je la défends lorsque je forme à l’écriture sur le web, m’appuyant notamment sur les travaux de François Richaudeau sur la longueur des phrases, 12 à 20 mots maximum, et leur structure, la plus simple possible : sujet, verbe, complément. Continuer la lecture de La phrase de Maylis de Kerangal

Un député élu à pile ou face

Cette pièce a désigné le vainqueur de l'élection.
Cette pièce a désigné le vainqueur de l’élection.

Elu à pile ou face ! Voilà qui ne pouvait qu’attirer mon attention. Car le sujet des tirages à pile ou face et au cœur de mon roman Eno, la chasse aux rastacs, et que je découvre avec fascination, depuis, toutes ces occasions où la réalité dépasse presque la fiction. Continuer la lecture de Un député élu à pile ou face

Medialab session Rouen 2015

Visuel_MedialabSession_v2Garçon, s’il vous plait, un média numérique ! C’est un peu le principe des Medialabs. Et il va en y avoir un à Rouen, fin juin. Des équipes : graphistes, développeurs, journalistes, entrepreneurs qui auront 48 heures pour créer un média. Plus facile à dire qu’à faire. Mais rigolo, et, j’espère, plein de surprises. Continuer la lecture de Medialab session Rouen 2015

Parfum : conservez l’odeur de vos morts

Se souvenir, à vue de nez.
Se souvenir, à vue de nez.

On gardait quelques effets personnels, un bibelot, le fauteuil dans lequel il aimait s’asseoir, une veille chemise qu’il portait, sa pipe, un livre qu’il avait sur sa table de chevet, une urne avec ses cendres. Et des souvenirs. On pourra, bientôt, conserver une bouteille de son odeur. Un parfum distillé à partir de sa chemise trempée de sa sueur, de son vieux costume gris, de son pull angora. Lorsqu’on voudra sentir sa présence, on ouvrira la bouteille. Et si l’on est des plus fidèles, on s’en parfumera avant de partir en promenade sur les chemins qu’il aimait tant.

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