25 juillet – Christophe

Quand il y en a pour un, il y en a pour deux. Je partage, et j’ajoute à ma table une assiette pour le nécessiteux, je fais la place au mis de côté, j’ouvre mes bras au rejeté. Celle que personne ne regarde, celui dont tout le monde se détourne, le bancal, la boiteuse, l’éclopé…… Poursuivre la lecture 25 juillet – Christophe

24 juillet – Christine

Je suis restée sans voix. Parfois, il n’y a rien à dire. L’absurde se suffit à lui-même et en rajouter tiendrait de l’indécence. Donc, on m’a offert ça. Un rafraichisseur d’air de table avec option brumisateur. Je suis restée figée une seconde avant que les réflexes reviennent. Sourire et dire merci quelle bonne idée vraiment… Poursuivre la lecture 24 juillet – Christine

23 juillet – Ezéchiel

L’horloge a l’heure pile incluse, deux fois par jour. Dix heures dix minutes et trois secondes. Le matin, puis le soir. L’exactitude régulière et temporaire de l’horloge arrêtée. Mais qui choisit l’heure ? Ailleurs, c’est quatre heures pile, l’heure du goûter que l’enfant attendait les yeux rivés sur le cadran et qu’on a choisi comme… Poursuivre la lecture 23 juillet – Ezéchiel

22 juillet – Madeleine

Craque une allumette, craque. Quelques minutes pour le foyer irisé de braises. Quelques minutes pour la chaleur idéale de cuisson. Quelques minutes pour le rougeoiement des charbons. Plus qu’à poser la viande sur la grille, plus qu’à retourner les côtelettes, les boudins, les merguez et les infinies variétés de brochettes. Posés dans l’âtre, les gigots,… Poursuivre la lecture 22 juillet – Madeleine

20 juillet – Aurèle

Ce qui restera du bord des routes quand tout aura cuit, grillé, et que sur la croute juste refroidie des bitumes encore mous les cyclistes ne passeront même plus en suant. C’est là, dans un fossé qui ne verra jamais la pluie, que je cueillerai le dernier bouquet et je te l’apporterai avec le sourire… Poursuivre la lecture 20 juillet – Aurèle

19 juillet – Orianne

Enfin trouvé, et je n’en suis pas peu fière, une illustration tout à fait édifiante de l’inconsistance sidérale du monde contemporain. Déjà, l’argument incroyable du produit dans lequel il n’y a rien. Le zéro comme justification marketing : ça marche pour le soda, pour le fromage, et donc pour le gel douche. Rien, il n’y… Poursuivre la lecture 19 juillet – Orianne

18 juillet – Frédéric

J’ai placé basque, puis, en partant du A, axoa. Comme ça que j’ai gagné la partie de Scrabble, simplement, efficacement, sans tricher. Basque, et axoa. Et veau, sur le deuxième A de axoa, parce que l’axoa se cuisine au veau, au veau haché au couteau, au veau qui a grandi à Espelette, et que toute… Poursuivre la lecture 18 juillet – Frédéric

17 juillet – Charlotte

La nappe est bien pratique si l’on peut d’un coup d’éponge la nettoyer. Qu’importent alors les indélicats, les maladroits, les étourdis : la goutte de vin, la trace de sauce, la tache d’huile n’ont aucune importance. Vas-y : renverse la mayo ! Pour ça que j’apprécie les toiles cirées. Elles offrent la plupart du temps… Poursuivre la lecture 17 juillet – Charlotte

16 juillet – Carmen

C’est une tourte au pouffre, la tielle à la sétoise. Et rien que pour ça, j’aime ça. Caser le mot pouffre à n’importe quelle table un peu distante de Sète, c’est du bonheur. Du quoi ? Du pouffre ? C’est quoi ? Le pouffre, c’est du céphalopode. Du poulpe, quoi. Un poulpe cuit dans la… Poursuivre la lecture 16 juillet – Carmen

15 juillet – Vladimir

La première fois que je suis arrivé à Saint-Tropez, c’était par la mer et le yacht est resté au large. Je voyais la ville de loin. On a pris l’annexe pour aller boire du champagne sur une plage privée entièrement réservée à notre usage et nous sommes repartis à l’aube, comme nous étions venus, saouls,… Poursuivre la lecture 15 juillet – Vladimir