28 avril – Valérie

La douche a été inventée dans une prison. Avant, on se lavait à peine, et l’on prenait des bains. Mais la baignoire était un lieu où l’on risquait l’assassinat révolutionnaire. Mieux valait s’en méfier. Sous la douche, se furent vite d’autres attentats. L’hygiène est un exercice dangereux, mais utile à l’humanité. Et l’on progresse :… Poursuivre la lecture 28 avril – Valérie

27 avril – Amédée

Il y a dans le cornet de beignets acheté au bord de la plage un goût d’enfance, d’été, de transgression, et la saveur inimitable du gras sucré qui se mêle au sel déposé par de trop longues baignades sur les lèvres presque brûlées par le soleil. Voilà de quoi oublier toutes les préconisations diététiques qui… Poursuivre la lecture 27 avril – Amédée

26 avril – Alda

J’ai le sens de l’accueil, c’est ce que tout le monde me dit. On m’appelle, on sonne à ma porte, et on rentre, c’est toujours ouvert, toujours possible, et j’ajoute avec plaisir une assiette à ma table. Il y a toujours une part de plus, au cas où vous passeriez dans le quartier, de quoi… Poursuivre la lecture 26 avril – Alda

25 avril – Marc

Ça s’arrose. Pour oublier ou fêter la victoire, mais ça s’arrose. On peut toujours mettre ce qu’il faudra au frais. On boira en pleurant ou en chantant, c’est selon, mais on fera sauter des bouchons, et on partagera ce moment ensemble, dans la fraternité, la joie ou l’hébétude, la porte ouverte à celles et ceux… Poursuivre la lecture 25 avril – Marc

24 avril – Fidéline

Italien, anglais, français, toutes les langues du monde, les mélanges et les métissages, les cuisines d’ici et d’ailleurs, le vivre ensemble, vivre tous et vivre les pays qui mêlent leurs saveurs, c’est ce que j’aime en cuisine et dans la rue, dans la mode et les livres, dans les musées, et aux murs de mon… Poursuivre la lecture 24 avril – Fidéline

23 avril – Georges

Z’ai un ceveu sur la langue. Ca se répare comment ? Ze mets des ze et des ce là où d’autres arrivent sans souci à prononcer correctement. Ze suis désolé, c’est comme ça. Souvent, pour éviter mon ceveu, ze ne dit pas ze, ze tourne mes phrases autrement, mais ce n’est pas facile. Ze ne… Poursuivre la lecture 23 avril – Georges

22 avril – Alexandrine

J’ai longtemps cru qu’il existait des forêts d’arbres à chat, et imaginé le chat murir lentement dans une gousse avant de s’en extraire, arrivé à son terme, et que des arbres donnaient des siamois, et d’autres moins majestueux des chats de gouttière. Mais non, le chat n’est pas le fruit de l’arbre à chat. Plus… Poursuivre la lecture 22 avril – Alexandrine

21 avril – Anselme

Le pire n’est jamais sûr. Je compte sur vous pour qu’elle aille mariner en enfer, qu’elle retourne à ses études, qu’elle disparaisse du paysage, et surtout qu’elle plie bagage. Ses derniers jours dans les parages ; et qu’on n’en parle plus. Qu’on la chasse et que chacun fasse bien ce qu’il a à faire pour… Poursuivre la lecture 21 avril – Anselme

20 avril – Odette

J’ai la flemme. C’est une constante depuis l’enfance. Moins j’en fais, mieux je me porte. Quelle nécessité y aurait-il au moindre effort ? Et quelle satisfaction à la réalisation d’une tâche, quelle qu’elle soit ? Je vois depuis toujours autour de moi comme on s’évertue, comme on s’échine, comme on s’acharne, et qu’est-ce qui change… Poursuivre la lecture 20 avril – Odette

19 avril – Timéo

Un, deux, trois… Soleil. Un, deux… Soleil ! Un… Soleil ! Il n’y a qu’un soleil, pas deux, pas trois. Jamais compris ce jeu. Un soleil, tout en un et s’il y en avait un deuxième, ce ne serait pas le soleil, mais une étoile. Une étoile naine, seul le premier soleil compte : le… Poursuivre la lecture 19 avril – Timéo