1er avril
J’ai 58 ans depuis deux jours. Je ne sais pas exactement ce que ça veut dire. Je ne sais pas si ça change quoi que ce soit par rapport à l’écriture, à part un sentiment d’urgence. Il y a un peu moins de temps pour faire les choses. Urgence, pas précipitation. Urgence, pas impatience. Combien de livres possibles dans le temps qu’il reste ? Et lesquels ? En fait, c’est une question purement théorique. Elle me revient surtout lorsqu’on me demande d’attendre. Pour une réponse, pour une publication. Attendre, c’est bon pour les autres Et si je ne faisais plus rien, si, fort d’Autoroute et de Parfois l’homme, je m’arrêtais de publier, ce ne serait pas non plus un drame. Ce qui se passe : continuer d’écrire, de tester, d’explorer. Et le reste, on verra.

