Site icon Sébastien Bailly

447 – Obéissance

Ils m’auraient voulu silencieux

Le petit doigt tendu sur la couture du pantalon

Acquiesçant aux sollicitations

A des ordres déguisés en recommandations

Et sinon et sinon ils me briseraient

Ils te broieront de la même façon

Petit bois cassé en petit tas de brindilles

Qu’ils écraseront d’un coup de talon discret

Ne restera de toi que miettes emportées à la première averse

Ils diront que tu l’as bien cherché et qu’ils n’y sont pour rien

Qu’ils n’avaient pas le choix

Car dans ces organisations-là, vois-tu,

On n’est responsable de rien

Ce serait bien trop difficile

Qui pourrait encore se regarder dans la glace ?

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