1er novembre 2026
Rentré hier de court séjour de trois jours à Abu Dhabi. Une ville posée sur quelques îles de sable entre mer et désert. Climat artificiel dans chaque bâtiment, rues hostiles aux piéton. Ce sera peut-être comme cela bientôt sur toute la surface de la terre, et l’on s’en accommodera ? Des bulles de climatisation dans la chaleur. La folie prédatrice de l’humanité à son apogée, et la vie de chacun dépendant de la technique. La science-fiction a déjà raconté Abu Dhabi. Le melting-pot, un pays composé à 90% d’étrangers, tenu par un groupe qui possède toute la richesse. L’herbe, quand elle pousse, est plus verte qu’ailleurs, alimentée en eau à un prix inimaginable. On n’est manifestement pas mal, ici, à en croire les témoignages. Pas mal.
J’ai passé une quinzaine de minutes assis devant un Soulage monumental au Louvre – Abu Dhabi. A gauche, un Kandinski, à droite, une compression de César. Et ces quatre panneaux noirs de Soulage desquels le blanc perle, puis s’impose, par la droite. Le tableau est incroyablement vivant.

